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> L 'origine du Chart polski

Le Chart, descendant du saluki


 


         « Par son aspect, il  [ le Chart Polski ] est proche du type du lévrier asiatique qui est son ancêtre », affirme le standard du lévrier polonais de la Fédération Cynologique Internationale (FCI).


         Chez le Chart Polski, on trouve plusieurs traits communs avec le Saluki, entre autres la couleur du pelage  ( par exemple : domino, noir sombre, moucheté et tricolore, couleurs fréquentes chez le Saluki ). Par contre, certaines couleurs de robes du lévrier polonais diffèrent complètement d’autres lévriers à poils courts ( le noir avec des marques blanches, par exemple, fréquent chez le Greyhound, n’apparaît pas chez le lévrier polonais sauf avec des traces ‘feu’). De même, certaines couleurs de robe du lévrier polonais ne se retrouvent pas chez le Barzoï.


         L’emplacement du poil long, sur la « culotte » et sur la partie inférieure de la queue, incite également à voir une parenté entre Saluki et Chart Polski.



     L’hypothèse selon laquelle le lévrier polonais descendrait directement du lévrier asiatique a été formulée pour la première fois par Xavier PRZEZDZIECKI, un des plus grands spécialistes de l’histoire et des origines des lévriers, dans son ouvrage « Le destin des lévriers » (Edition EDICA – 1984). Selon lui, le Saluki constitue à présent le représentant le plus typique de l’archétype du lévrier asiatique. Sa constitution est parfaitement comparable aux découvertes archéologiques datant de plusieurs millénaires : même ossature que les lévriers de l’époque et conformité à leurs représentations dans l’art décoratif.


         Les lévriers se seraient, d’après Xavier PRZEZDZIECKI, répandus en Europe grâce aux migrations des peuples celtiques. Les premières traces de lévriers en Europe datent du IXème siècle avant J-C.


         Au cours de leurs migrations, les peuples celtiques ont traversé les Carpates et c’est de cette manière que leur chien de type « lévrier » s’est retrouvé sur le territoire qui deviendra plus tard la Pologne.




         Les lévriers asiatiques seraient également arrivés en Pologne avec des peuples nomades scythes : un lévrier semblable au Saluki constitue un motif très répandu dans l’art scythe.


 


Evolution 


 


         « En cette époque médiévale où les Anglais, chassant en terrain compartimenté, sélectionnaient leurs vertragi (lévriers) asiatiques sur leur rapidité à capturer le lièvre, dans la grande plaine polonaise au climat rude et sec, ces mêmes lévriers asiatiques chassaient tout gibier, y compris l’outarde, le renard et le loup. Les Polonais demandaient en somme une certaine polyvalence à leurs lévriers dont ils appréciaient surtout la résistance et la puissance. ( La taille d’un chart mâle se situe entre 75 et 80 centimètres, parfois plus ).


         En bref, tandis que dans les pays atlantiques les vertragi devenaient Greyhounds en Angleterre et Galgos en Espagne, parallèlement en Europe centrale leurs frères de race, endurants et infatigables, accroissaient leur format devenant les Charts, qui pas plus que les Greyhounds ou les Galgos n’eurent jamais besoin d’un croisement quelconque pour s’adapter aux conditions de vie de leurs pays d’adoption.


         Cette évolution à peu près contemporaine de trois lévriers asiatiques sous trois climats bien différents est remarquable et il convenait de le souligner car, à propos de la formation des races, que de remarques oiseuses ! Pour les uns le Greyhound aurait accru sa vitesse par croisement … encore eut-il fallu qu’il existât alors un canidé qui dans ce domaine lui fut supérieur. Pour d’autres, le Chart serait un produit du Greyhound et du Barzoï, alors que d’une part le Barzoï n’est apparu en Russie que postérieurement à la soumission des Mongols, Cosaques et autres peuples de la basse Volga par Ivan le Terrible en 1556 et que, d’autre part, quelque cinquante ans avant cette dernière date, de nombreux chasseurs d’Ukraine se procuraient des Charts en Pologne, l’importation de ces animaux étant, dit-on, régentée par le Prince DEMETRIUS en 1505, sans garantir l’exactitude du dernier détail. Avec le temps et parfois des croisements, le Chart polonais installé en Russie deviendra le ‘Chortaïa borzaïa’  ou ‘Poleskaïa borzaïa’ ... » ( Xavier PRZEZDZIECKI, op. cit. pg.148 )


 


         Déjà au Moyen-Age, dans « Les Chroniques » de GALL ANOMIM sont mentionnées les dépenses importantes que la cour royale polonaise consacrait à l’entretien des lévriers.


         D’après le dictionnaire d’ancien polonais, on connaissait, au XIIIème siècle, plus de 300 vocables concernant les lévriers, ce qui prouve qu’ils étaient des animaux connus et populaires en Pologne. Il semble difficile d’admettre qu’il s’agissait simplement de Greyhounds ou de Barzoïs.


         On trouve la première description de chasses avec des lévriers dans «La chasse avec des Braques » de Jan OSTROROG un peu avant 1600.


         Une description d’une chasse avec des lévriers est publiée ( en vers ! ) dans l’œuvre de BIELAWSKI intitulée « Mysliwiec » c-à-d « Le Chasseur » en 1595.



         La première description précise du lévrier polonais date de 1600 et figure dans « La ferme des chevaux » de A. GOSTOMSKI : «  Un ‘bon lévrier’ doit avoir la croupe droite et large, les pattes antérieures sèches, les doigts serrés, les ongles tournés vers le sol, la queue en forme de faucille, le poil doux et la peau élastique … ».    


                              


« La Nature » du 13 juillet 1895 décrit la visite du Grand Duc Nicolas à l’exposition de chiens de race aux Tuileries et, en se basant sur Alexandre KORSCHE, fournit l’information suivante concernant le ‘chortaï barzoï’ (ou lévrier polonais installé en Russie) : « les lévriers à poil court viennent de Pologne, d’où ils sont passés en Russie, en grand nombre, avec le Prince DIMITRI en 1505 (…), ils sont plus grands que les Greyhounds, mais moins doux, et leur poil est plus long ».


 
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